










| << UNIVERSITES D'ETE LE 28 AOUT A LAVAL | Huit propositions pour les retraites,... >> |
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80 personnes ont assisté, vendredi soir, à la conférence-débat organisée par Thierry Benoit, président départemental de l'Alliance Centriste, sur la réforme des retraites qui sera examinée à l’Assemblée nationale au mois de septembre prochain. Deux chercheurs de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) ont commencé par présenter les enjeux de la réforme sur le plan démographique. La France subit depuis 2005 un véritable « Papy Boom », marqué par les départs progressifs à la retraites des classes d’âges nées après la seconde guerre mondiale. A l’augmentation de l’espérance de vie des Français s’ajoute une diminution du nombre d’actifs susceptibles de payer les pensions des retraités en vertu du principe de la répartition adopté en France. Notre pays ne compte plus en effet que 1,8 actif pour un retraité contre 3,14 dans les années 1970. Le taux de fécondité des Françaises reste cependant l’un des plus élevés d’Europe avec 2 enfants en moyenne par femme. Devant ce constat, trois solutions se proposaient au Gouvernement afin d’assurer la pérennité de notre système de retraite : 1°) diminuer le nombre de retraités en repoussant l’âge de départ à la retraite, 2°) réduire le niveau des retraites ou 3°) augmenter le volume global des cotisations. Le Gouvernement a choisi d’augmenter légèrement les taux de cotisation, en allongeant le temps de cotisation d’un à deux trimestres pas classe d’âge. Le Comité d’Orientation des Retraites a, de son côté, estimé à 72 milliards d’euros les besoins de financement des retraites à l’horizon 2050. L’économiste Gérard Cornilleau a commenté ses prévisions et regretté que le Gouvernement ne puisse unifier à brève échéance les différents régimes de retraite existant. Plusieurs iniquités subsisteront après l’adoption de la réforme actuelle qui ne résoudra que des problèmes conjoncturels. A l’issue de plusieurs échanges avec la salle, la parole a été donnée au Président de la Caisse régionale d’assurance maladie (CRAM) afin de dresser un état des retraites versées en Bretagne depuis une dizaine d’années. Bernard Pivette a insisté sur l’attractivité de la région, qui accueille quelque 71 000 retraités originaires du reste du territoire, et le recul de six mois de l’âge moyen des départs en retraite au cours de la dernière année. Cette évolution découle de la volonté de nombreux salariés d’améliorer leur condition de départ à la retraite. Le nombre des pensionnés bénéficiant d’une surcote a en effet doublé en cinq ans pour atteindre le chiffre de 2 800 personnes en 2010. Ces statistiques ont alimenté de vifs débats avec le public de la salle Jean Langlais et le député de Fougères, qui a indiqué sa volonté de revoir le régime de cotisation des parlementaires. Un certain nombre de spectateurs ont évoqué des cas particuliers et des anomalies qui mériteraient d’être corrigées dans une réforme ambitieuse du système. La soirée s’est terminée par un verre de l’amitié après trois heures d’échanges intenses, aux alentours de 23 heures. 80 personnes ont assisté, vendredi soir, à la conférence-débat organisée par Thierry Benoit sur la réforme des retraites qui sera examinée à l’Assemblée nationale au mois de septembre prochain. Deux chercheurs de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) ont commencé par présenter les enjeux de la réforme sur le plan démographique. La France subit depuis 2005 un véritable « Papy Boom », marqué par les départs progressifs à la retraites des classes d’âges nées après la seconde guerre mondiale. A l’augmentation de l’espérance de vie des Français s’ajoute une diminution du nombre d’actifs susceptibles de payer les pensions des retraités en vertu du principe de la répartition adopté en France. Notre pays ne compte plus en effet que 1,8 actif pour un retraité contre 3,14 dans les années 1970. Le taux de fécondité des Françaises reste cependant l’un des plus élevés d’Europe avec 2 enfants en moyenne par femme. Devant ce constat, trois solutions se proposaient au Gouvernement afin d’assurer la pérennité de notre système de retraite : 1°) diminuer le nombre de retraités en repoussant l’âge de départ à la retraite, 2°) réduire le niveau des retraites ou 3°) augmenter le volume global des cotisations. Le Gouvernement a choisi d’augmenter légèrement les taux de cotisation, en allongeant le temps de cotisation d’un à deux trimestres pas classe d’âge. Le Comité d’Orientation des Retraites a, de son côté, estimé à 72 milliards d’euros les besoins de financement des retraites à l’horizon 2050. L’économiste Gérard Cornilleau a commenté ses prévisions et regretté que le Gouvernement ne puisse unifier à brève échéance les différents régimes de retraite existant. Plusieurs iniquités subsisteront après l’adoption de la réforme actuelle qui ne résoudra que des problèmes conjoncturels. A l’issue de plusieurs échanges avec la salle, la parole a été donnée au Président de la Caisse régionale d’assurance maladie (CRAM) afin de dresser un état des retraites versées en Bretagne depuis une dizaine d’années. Bernard Pivette a insisté sur l’attractivité de la région, qui accueille quelque 71 000 retraités originaires du reste du territoire, et le recul de six mois de l’âge moyen des départs en retraite au cours de la dernière année. Cette évolution découle de la volonté de nombreux salariés d’améliorer leur condition de départ à la retraite. Le nombre des pensionnés bénéficiant d’une surcote a en effet doublé en cinq ans pour atteindre le chiffre de 2 800 personnes en 2010. Ces statistiques ont alimenté de vifs débats avec le public de la salle Jean Langlais et le député de Fougères, qui a indiqué sa volonté de revoir le régime de cotisation des parlementaires. Un certain nombre de spectateurs ont évoqué des cas particuliers et des anomalies qui mériteraient d’être corrigées dans une réforme ambitieuse du système. La soirée s’est terminée par un verre de l’amitié après trois heures d’échanges intenses, aux alentours de 23 heures. |

